dimanche 30 juillet 2017

L'Acropole d'Athènes

Aujourd’hui, nous avions un des moments forts de la croisière: la visite de la ville d’Athènes et la chance de visiter son célèbre Acropole. 

Le bateau s’est garé au port d’Athènes, au terminal de croisière, dans la banlieue de Piraeus. On se trouvait donc à une vingtaine de minutes de bus du centre-ville historique. Nous avons opté pour faire la visite de l’Acropole par tour guidé avec le bateau. On avait le transport inclus et la chance d’éviter la file, qui peut être parfois assez longue.

Ce qui m’a d’abord frappé pendant le trajet en autobus était le nombre de graffitis. Ils sont partout: sur les édifices, sur les maisons, sur les murets près des petites marinas, sur les panneaux de circulation. Pour moi, lorsque les citoyens décident de vandaliser leur ville ainsi, et surtout quand cette dernière fait peu pour nettoyer les traces, c’est un signe de problèmes sociaux. Une capitale d’un pays en santé fait le nécessaire pour montrer son meilleur profil. Les traces des récentes difficultés économiques de la Grèce sont malheureusement très visibles ici.

Je me suis donc concentré à écouter les informations historiques de la guide. À ma grande surprise, Athènes est devenue la capitale du pays que relativement récemment.  Comme expliqué dans un blog précédent, la Grèce a été sous l’occupation des Ottomans pendant la majeure partie de la Rennaissance.  

À la fin du 19e siècle, lorsque les Ottomans ont été chassés du pays, les puissances d’Europe ont décidé de nommer un nouveau roi de Grèce. C’est alors que le Prince Otto (de Prussie je crois) est devenu le Roi Otto de Grèce. C’est alors que celui-ci décida de faire d’Athènes la capitale de son nouveau royaume. Il désirait utiliser la gloire antique de la ville pour redorer l’image du pays et motiver son peuple.  A ce moment, Athènes ne comptait que 10 000 habitants. Aujourd’hui, la grande région d’Athènes a plus de 4,5 millions de citoyens. Une croissance phénoménale en seulement une centaine d’années.

Lorsque le bus se gare dans le stationnement de l’Acropole, une autre surprise. Les personnes qui avaient fait la visite nous parlaient d’une longue ascension de marches interminables sous un soleil et une chaleur accablante. Dans ma tête, je voyais une butte de terre désertique où des centaines de marches serpentaient une falaise pour se rendre à des ruines au dessus. Quelle ne fût pas ma surprise de voir un parc avec des arbres et un joli chemin de pierre.  Honnêtement, nul n’a besoin d’être athlète olympique (ah.ah.) pour visiter l’Acropole. L’ascension est vraiment facile (comme une marche dans la forêt) avec quelques marches à la fin. Le seul endroit vraiment chaud est sur l’Acropole même, où on trouve très peu de répit du soleil. Si vous y aller l’été, allez-y le matin, où c’est moins intense. Dans tous les cas, je crois que la visite est accessible à tous.

Ma deuxième surprise est de voir le superbe édifice qui marque l’entrée de l’Acropole : le Propylaia. On ne parle pas de ruines au sol. C’est un édifice merveilleusement restauré et franchement impressionnant. La majorité des villes d’ancienne Grèce avait un acropole (qui signifie “ville haute”). L’acropole d’une ville était un endroit religieux où les plus beaux temples se trouvaient. Cependant, celui d’Athènes est de loin le plus impressionnant.





Le Propylaia est un entonnoir pour se rendre à l’Acropole. Les gardiens du parc sifflent pour faire circuler les gens. On a donc du temps assez limité pour admirer l’incroyable architecture et prendre des photos. Par contre, une fois passé ce vestibule, vous avez tout le temps que vous voulez pour visiter. 

En sortant du Propylaia, vous allez voir le Parthénon de dos. C’est un de ces monuments historique comme le Colisée de Rome ou probablement les Pyramides d’Égypte (je présume… bucket list) que lorsque vous voyez pour la première fois, vous restez estomaqué. La restauration qui est toujours en cours est superbe. On peut voir comment majestueux ce temple à Athéna devait ressembler à l’époque. Par contre, ce qui est disparu avec le temps sont les décorations peintes sur le dessus des colonnes et sur ses fresques. On ne voit pas son toit non plus. Pendant l’occupation Ottoman, ces derniers utilisaient le Parthénon comme dépôt de munition (poudre à canon). Au 17ème siècle, les vénitiens ont tenté en vain de reprendre la ville. D’une colline voisine, ils tiraient des canons et ont frappé le Parthénon et atteint le dépôt. Le toit éclata ainsi qu’une bonne partie de l’édifice. Après deux milles ans, l’humainerie a eu le dessus et un bijou historique fût perdu. Le clou dans le cercueil est venu à la fin du 19ème siècle lorsqu’un anglais (Thomas Bruce) a donné un pot de vin aux Turcs (qui occupaient la ville) et il est parti avec la majorité des statues et autres éléments significatifs qui restaient. Le Karma l’a rejoint et il a fait faillite à son retour en Angleterre. Ses enfants eurent la décence de donner l’ensemble des joyaux dérobés au British Museum, où on peut encore les admirer. Les grecs tentent de les récupérer depuis une soixantaine d’années. 







Sur le côté nord, on retrouve le “vieux temple” d’Athéna. Celui-ci fut aussi détruit pendant une guerre avec les Perse (Athènes était souvent en guerre). Derrière, on retrouve un olivier. La légende dit que Poséidon et Athéna se disputait le dévotion des citoyens de la ville. Zeus décida de régler le problème avec un défi: chacun devrait faire un cadeau au peuple et ce dernier déciderait quel dieu vénérer selon la qualité du cadeau. Poséidon planta son trident sur le sommet de l’Acropole et de l’eau jaillit. Mais, cette eau était salée et le peuple n’apprécia pas. Athéna décida plutôt de planter un arbre avec un fruit unique: l’olive. Le premier olivier fût introduit sur la terre et les athéniens décidèrent de vénérer Athéna. C’est pour commémorer cette légende qu’un olivier est gardé sur l’Acropole.





Après avoir fait le plein d’histoire, nous sommes redescendus pour revenir à l’autobus. Nous avons entrepris une petite tournée du centre-ville. Honnêtement, rien n’attirait mon attention au point de décider de revenir et passer quelques jours dans la ville. Nous nous sommes arrêtés au stade olympique de 1896 (le premier des jeux modernes). Ce stade entièrement en marbre donne un indice de ce que pouvait ressembler les stades antiques de la Grèce. C’était un beau stade, mais une centaine d’année d’histoire n’est rien comparé à ce que l’on avait vu. 



Nous avons aussi passé devant une école d’art bâtie dans le style néo-classique. Cette école montre comment les temples et édifices importants étaient décorés. On avait le marbre et les colonnes, mais aussi des dorures et des accents de peintures. On peut facilement imaginer la splendeur du Parthénon avec de tels détails.



Au retour, le guide offra à qui le voulait de débarquer et visiter un peu la ville. On devait cependant trouver un transport pour revenir au bateau. Avec la distance à faire et le peu à visiter, nous avons décoder de revenir immédiatement et de profiter du magnifique soleil sur le bord de la piscine. 

Petit moment cocasse: lors d’un arrêt à une boutique (qui avait un arrangement avec la compagnie de croissière), mes dames étaient en pâm oison devant un policier motard. Le jeune homme dans la vingtaine, cheveux noirs, avait tout les beaux traits d’un méditéranéen. Il commença à rédiger un billet et nous regardions la scène du bus. Nous avons pensé un long moment que le billet était destiné à la voiture garée à côté. Après quelques minutes, je vois une homme s’approcher et invectiver le policier. Il avait un air familier. “Hey! C’est notre chauffeur ça!”, j’ai dit, en réalisant qui c’était. La guide s’est joint à la conversation, mais le chauffeur reparti penaud, le billet à la main. Disons que le chauffeur a utiisé une conduite plutôt “agressive” pour revenir au bateau après. Ça n’a pas été long!




En sommes, Athènes … oui, pour l’Acropole. Un must. Mais après, je ne sais pas. J’ai plusieurs d’autres endroits à visiter avant de revenir ici.

vendredi 28 juillet 2017

Santorini: à la hauteur de sa réputation

C’est avec beaucoup de fébrilité que nous avons débuté notre journée à Santorini, cette île grecque reconnue pour ses maisons d’un blanc brillant qui sont accrochées aux parois des falaises. Nous avions droit aussi à tout un privilège, c’est ma cousine Pénélope qui a agit à titre de guide d’un jour. Elle passe tous ses étés à Santorini depuis plusieurs années. Son copain, Panos, est le chef du restaurant familial à Oia, la ville située au nord de l’île. Elle travaille tous les soirs (7 jours sur 7) comme serveuse. Eh oui, elle n’a pas de congé. C’est souvent ainsi dans les restos de famille.
Santorini n’a pas de port profond. Les bateaux de croisière doivent donc jeter l’ancre un peu au large et utiliser des navettes pour mener les passagers au petit port, au pied de Fira, la ville principale de Santorini. 

L’île en forme de demi-lune est en fait le vestige d’un immense volcan. La caldera s’est effondrée lors d’une grande éruption, laissant un trou circulaire. Ceci explique pourquoi la face intérieure de cette demi-lune est en fait une impressionante falaise très escarpée. Au centre, on voit un monticule sortir de l’eau. C’est le volcan qui a commencé sa lente reconstruction. Celui-ci est encore actif et la dernière éruption date du milieu du 20e siècle.

Les vents étaient au rendez-vous, engendrant des vagues d’un mètre et plus. Le navire a dû se repositionner afin de tenter de bloquer le plus de vagues possible et permettre aux navettes d’embarquer des passagers. Ce fut quand même un défi de monter à bord. Il fallait se synchroniser avec le mouvement des vagues et sauter au bon moment. 

En arrivant au port, vous vous trouvez environ 100 mètres sous Fira. Vous avez deux options: le téléphérique avec sa longue file d’attente ou les 580 marches engraissées par les petits cadeaux que les ânes ont laissé. En fait, il y en a une 3e, monter à dos d’âne.

Dans notre cas, nous voulions aller rejoindre ma cousine à Oia. Nous avons donc opté pour une autre navette qui faisait Fira à Oia par navire pour 15 euros. On évitait la ligne et le coût du téléphérique. 

La randonnée était houleuse, mais pas inconfortable. Le navire était quand même assez gros (peut-être 80 passagers) et le capitaine connaissait bien les eaux.

Non, l’enjeu a été de débarquer à Oia. D’abord, il y avait une file d’attente. Les vagues étaient assez grosses pour déborder et se briser sur le quai. Les bateaux devaient donc prendre leur temps et débarquaient leur passagers au compte-goutte. Ici aussi, il fallait se synchroniser et sauter au moment précis où le pont du bateau était de niveau avec le quai. Très amusant!

Après avoir salué ma cousine, nous avons entrepris l’escalier de 200 marches vers Oia. Ici aussi, la ville est juchée sur la falaise et il faut gravir les marches pour la rejoindre.




L’escalier offre cependant un spectacle incroyable sur la mer et l’île.





Une fois en haut, elle nous a conduit à son appartement où son copain dormait encore. Ils ont eu des clients au resto jusqu’à tard la veille et ils s’étaient couchés aux petites heures de la nuit. Pénélope nous explique qu’au Québec, quand on voit que les employés sont en train de fermer, on termine notre café en vitesse. En Grèce, ils commandent une autre bouteille de vin. Donc, il y a souvent une bonne différence entre l’heure théorique de fermeture et l’heure réelle.

Son studio est directement sur la falaise, avec une vue imprenable sur la mer. Malgré qu’il soit modeste, un équivalent comme chambre d’hôtel serait de 500 euros la nuit au plus. L’appartement appartient à une dame qui connaît la famille et ils peuvent se permettre un loyer très favorable. 



En ouvrant la porte, nous sommes accueillis par Clio, leur sympathique chienne blanche et caramel à la bouille adorable. Elle monte nous voir en agitant la queue, très heureuse de voir des visiteurs. 

Nous prenons quelques minutes pour savourer un grand verre d’eau sur la terrasse devant (croyez moi, à cette chaleur, il n’y a pas meilleur nectar qu’un verre d’eau très froide). Je dis terrasse, mais c’est en fait le toit de l’édifice plus bas. L’ensemble des résidences et commerces sont comme des escaliers sur la falaise. Le toit d’une maison devient la terrasse de la maison en haut. Clio sort et fait quelques passages pour se faire flatter. Mais, son endurance à la chaleur est limitée.

Panos vient nous dire bonjour et nous nous sentons un peu coupable de lui avoir amputé sa nuit de sommeil. Pourtant, malgré le sommeil dans les yeux (qu’il a vite couvert de verres fumés), il est de bonne humeur et jase avec nous.

On repart ensuite à la découverte de Oia, avec Pénélope notre guide du jour. En nous dirigeant vers les points clés pour les photos, elle nous explique que Oia se transforme de plus en plus. Des grandes chaînes d’hôtels achètent toutes les petites auberges qui étaient la propriété des gens du coin. En fait, plusieurs familles s’étaient improviser hôteliers lorsque Santorini est devenus un endroit prisé par les européens pour passer des vacances. Avec la venue de ses grandes chaînes, le portrait de la ville change aussi. Il devient plus huppé, plus chic. Pour le meilleur ou pour le pire (seul le temps le dira).







Ce qui ne change pas, c’est cette signature visuelle incroyable. Les maisons blanches accrochées à la falaise, les escaliers, les fameux toits bleus. C’est comme un endroit de rêve. 

Pénélope nous conduit à un endroit classique pour une photo. Je crois avoir vu cette prise sur les commerciaux de Oikos (à vous de juger).














Puis, on remonte pour se rendre sur “l’autre face”. Malgré que la face intérieure de Santorini est escarpée, l’autre côté est une pente douce qui mène à la mer et les plages. La majorité sont des plages de sable noir (volcanique) et de galets, mais il y a aussi du sable régulier sur la pointe sud de l’île. 

Plusieurs des meilleurs restos de l’endroit se trouve de ce côté est c’est où nous avons trouvé le restaurant Candouni, le restaurant de la famille de Panos. Le resto ouvre seulement pour le repas du soir, nous n’aurons malheureusement pas la chance d’y luncher. Par contre, à notre arrivée, la mère de Panos ouvrait les portes, avec des sacs de légumes frais dans les mains. Ceci nous a donné la chance de visiter le resto et avoir un aperçu du menu. Tout avait l’air excellent et les prix étaient très raisonnables, surtout en comparaison avec les restos qui sont face à la mer. Si vous passez par Santorini, vous devez aller essayer le resto. Un bijou d’endroit.





Nous avons terminé notre marche à travers Santorini et Pénélope nous a conduit à un petit resto reconnu pour ses gyros. Celui-ci aussi se trouve sur “l’autre face”, près du terminal d’autobus. Nous avons pris un gyro et partagé une salade grecque à deux (ce qui est devenu un classique pour nous en Grèce). Excellent.  Je n’ai malheureusement pas pris le nom en note… :(

Puis, ce fut déjà le temps de se dire au revoir. Notre bus qui nous ramenait à Fira partait à 14h00. Un gros merci à ma cousine pour avoir pris sa journée (et surtout s’être levée tôt!) pour nous faire découvrir sa ville.




A Fira, une petite randonnée en téléphérique, une randonnée en navette et nous étions de retour au bateau, où j’ai pu savourer un excellent mohito devant la piscine.

Ah… la belle vie.


jeudi 27 juillet 2017

Une courte escapade à Rhodes

L’île de Rhodes est située à quelques kilomètres de la Turquie et se trouve ainsi à la limite territoriale de la Grèce. Il s’agit de la 4e plus grosse île du pays (1200 km carré) et elle est un centre touristique important, autant pour son volet historique que pour ses plages et son surf.

Pour une troisième journée, notre agenda se sépare en deux: une volet historique et une visite de ville.

Nous sommes embarqués en autocar pour nous rendre à l’ancienne cité de Kamiros, sur la côte ouest de l’île. Nous longeons donc la rive sur des routes surélevées qui offrent des vues impressionnantes de la mer Méditerranée. Nous passons d’abord des petits villages pour ensuite traverser la grande zone touristique. À notre gauche, les grandes bannières d’hôtels qui font face à la mer. En architecture classique grecque, plusieurs se sont moulés aux lignes naturelles des collines créant des édifices modernes, mais qui ne contrastent pas trop avec le paysage. Entre les hôtels, on retrouve des cafés et des restos avec des menus invitants et alléchants. De l’autre côté, la plage et la mer à perte de vue. 

Après une trentaine de minutes, nous arrivons au site archéologique de Kamiros. Un avertissement: après avoir visité Delos la veille, Kamiros était beaucoup moins impressionnant. Par contre, ceci n’enlève rien à la qualité du site. C’est plutôt que le contraste des deux journées fait en sorte que je suis un peu moins emballé par ce que j’ai vu.



Alors, Kamiros fut fondé autour du 5e siècle av JC (donc il y a environ 2500 ans). Elle était principalement dédiée à l’agriculture, produisant de l’huile d’olive, du vin et des figues. Ces dernières représentaient une denrée très précieuse à l’époque, car lorsqu’une ville était assiégée (comme Rhodes a été une fois pendant plus d’un an), les figues sont une source de nourriture importante: vitaminée, sucrée et elle se conserve très longtemps. Les figues étaient tellement précieuses qu’il était interdit de les exporter. 

La ville avait une architecture classique: l’agora à l’entrée de la ville avec ses temples et son marché central, un secteur résidentiel à l’arrière et l’acropole en haut avec le temple principal.



Kamiros a subi des dommages par des tremblements de terre à plusieurs reprises et a dû être passablement reconstuite. Des fouilles montrent une reconstruction assez importante au 2e siècle av JC, puis encore autour des années 250. La ville connût sa période de gloire pendant le 6e siècle. On ne nous a pas dit quand elle fut abandonnée, mais c’est probablement à cause d’une de deux choses: un désastre naturel ou la guerre.

Elle fut “redécouverte” à la fin du 18ème siècle par des archéologues britanniques. Malheureusement, la majorité des trésors sont partis avec eux et se trouvent maintenant dans les musées d’Europe.

II y a aussi eu des recherches effectuées par les italiens (qui occupèrent Rhodes de 1911 à 1943). Ils ont eu la décence de laisser les trésors sur place (ils sont dans le musée de Rhodes), mais ils ont malheureusement eu l’idée de faire de la “restauration” au lieu de la “préservation”. Ils ont donc tenté de refaire Kamiros à partir des ruines trouvées, en utilisant du ciment pour tenir les murs. Il faut comprendre que pendant la Grèce antique, les murs n’avaient pas de mortier ou de ciment. On utilisait un amoncellement de pierres de grandeur parfaite pour produire une construction solide. Ainsi, en utilisant le ciment, les italiens ont causé deux problèmes: d’abord, ils ont fait des erreurs dans le reconstruction. Puis, en utilisant le ciment, il est impossible pour les archéologues d’aujourd’hui de réparer ces erreurs. Néanmoins, l’effort de reconstruction donne une bonne idée de ce que l’île pouvait ressembler à l’époque. 






Tout en haut, à l’acropole, on retrouve encore une citerne de l’époque qui pouvait contenir plusieurs centaines de gallons d’eau. Celle-ci alimentait en eau potable les quelques 11 000 habitants de Kamiros. Les escaliers que l’on voit servait aux ouvriers pour descendre et nettoyer la citerne deux fois par année. Le mur au centre a été ajouté beaucoup plus tard, lorsque la citerne ne servait plus. On a alors utilisé le trou pour remiser la nourriture et d’autres produits.



De retour dans le bus, nous sommes revenus à la vieille ville de Rhodes. De par sa position stratégique, elle changea de main souvent. Il s’agit d’une ville fortifiée, comme Dubrovnik ou Carcassonne. D’ailleurs, il s’agit de la plus grande ville médiévale habitée d’Europe. 

Avec ses ramparts de plus de 20 mètres, ses tours et ses palais, on dirait qu’on a voyagé dans le temps.



L’île était sous le contrôle de l’Ordre de St-Jean du 13e au 15e siècle. Ces derniers étaient des nobles d’Europe (des chevaliers) qui venaient faire les croisades au Moyen-Orient et se servait de Rhodes comme base.

Au 15e siècle, les Ottomans (Turcs) ont pris possession de l’île et l’ont occupé jusqu’en 1911. À ce moment, les Italiens les ont chassé et l’ont occupé jusqu’en 1943, au moment où Mussolinni a perdu le pouvoir. Pendant 2 ans, les nazis ont chassé les Italiens. En 1945, après la fin de la 2e guerre mondiale, Rhodes fut redonné aux grecs. Encore, plus de 90% de la population était grecque, il était donc logique de leur céder.

Le vieux Rhodes est une amoncellement de plus de 200 rues, donc plusieurs n’ont même pas de nom. On dit qu’il est facile et même souhaitable de s’y perdre pour découvrir un nouveau coin caché. La vieille ville est en fait un immense centre commercial, un paradis pour les magasineurs. On y retrouve plusieurs belles bijouteries, des marchands de cuir, des boutiques de vêtements et une infinité de restaurants et cafés. Si vous avez envie de dépenser, Rhodes est un des endroits à visiter. 






Nous avons pris un pause dans un petit resto pour prendre une grosse bière et le meilleur pita gyro que j’ai mangé de ma vie. Puis, le puissant soleil d’été a finalement eu notre peau à 14h00 et nous sommes retournés au bateau.





Somme toute, c’est une île à voir. C’est un endroit prisé par les européens pour passer des vacances. Prendre une chambre dans un hôtel de la côte ouest devant les plages pendant une semaine garantie de belles vacances. À Rhodes, il y a plus de 300 jours de soleil par année (oui, oui, c’est 80% de soleil). La majorité des jours de pluie sont en janvier et février. Une vacance ici l’été implique que le beau temps sera toujours au rendez-vous.